La Race Poitevine

Son standard

 

Le berceau de la race Poitevine se situe aux alentours des sources de la Sèvre, dans le Centre-Ouest de la France en région Poitou-Charentes.

Standard arrêté en 1970

 

Type: La chèvre poitevine est un animal de format moyen et d’aspect longiligne.

 

Robe et poil: La robe comporte des poils d’un brun plus ou moins foncé, allant parfois jusqu’au noir: la couleur recherché est le brun foncé. Le blanc occupe le ventre, la face intérieure des membres, le dessous de la queue. Raie blanche de chaque coté du chanfrein.

La robe du bouc est généralement plus foncée. Les raies blanches de la face s’estompent avec l’age et disparaissent parfois.

Chez les femelles, les poils sont plus développés sur les épaules et sur le cou.

Têtes: triangulaire, garrot en coin, poitrine profonde, ligne de dessus droite; le cou est long, souple, le port de cou est fier, la présence de pendeloques (ou pampilles) est souhaitée.

 

Membres: fin

 

Mamelle: elles sont allongées et régulières. possède deux trayons volumineux. Peau souple et très mobile.

 

Format: 

La taille pour les boucs oscille entre 75 cm et 90 cm et pour les femelle entre 75 cm et 80 cm.

Le poids des mâles se situe entre 55 et 75 kg et celui des femelles entre 40 à 60 kg

 

Son Histoire ...

Dès l’origine de la domestication, les chèvres ont accompagnées les populations; des gaulois aux romains, des sarrasins aux révoltes paysannes, la chèvre poitevines s’est enracinées dans les terres du pourtour du marais poitevin. Composée de plus de 55 000 têtes au début du XXème siècle, une violente épidémie de fièvre aphteuse décime les populations en 1920. Les troupeaux sont reconstitués avec des souches prélevées dans les Alpes. Ainsi, au fil du temps, les troupeaux d’Alpin et Saanen se développent au détriment des Poitevins dont les effectifs n’ont cessé de diminuer.


Afin de redynamiser la race, l’Union des Coopératives de laiterie met en place un contrôle laitier pour améliorer ses performances dès 1947. Dans le même temps, un livre généalogique est ouvert et son standard est défini. Malgré tout, les effectifs continuent de régresser, le travail de sélection génétique, aidé par les lois de modernisation de 1962, favorise les races Alpines et Saanen, l’intensification et la spécialisation des systèmes de production laissent de côté la Poitevine.


En 1980, la sonnette d’alarme est tirée par le lycée agricole de Melle, il ne reste que 6 élevage répertoriés et 600 chèvres. En 1986, l’Association pour la Défense et le Développement de la Chèvre Poitevine est créée et retrouve rapidement 29 éleveurs adhérents avec 1000 animaux. Depuis les effectifs n’ont cessé de progresser.

En 2013, on compte environ 2900 chèvres laitières réparties dans plus de 110 élevages en France…

Sa Spécificité: Une Fromagère ...

« C’est avec la meilleure chèvre que l’on fait les meilleures fromages ! »

Dû à ces différentes caractéristiques, la chèvre poitevine convient remarquablement bien à des systèmes de production moins intensifs. En effet, sa grande capacité d’ingestion lui permet de bien valoriser des pâturages moyens et des fourrages grossiers. C’est une chèvre rustique, capable de résister à des conditions d’élevage parfois difficiles. Elle est réputée pour son caractère calme et docile, venant de la sélection opérée par les chevriers du temps où les animaux allaient au pacage. Enfin, elle est vraisemblablement la meilleure représentante des chèvres du rameau méditerranéen, qui a su trouver en Poitou-Charentes les conditions océaniques idéales à son épanouissement.



Dû à ces différentes caractéristiques, la chèvre poitevine convient remarquablement bien à des systèmes de production moins intensifs. En effet, sa grande capacité d’ingestion lui permet de bien valoriser des pâturages moyens et des fourrages grossiers. C’est une chèvre rustique, capable de résister à des conditions d’élevage parfois difficiles. Elle est réputée pour son caractère calme et docile, venant de la sélection opérée par les chevriers du temps où les animaux allaient au pacage. Enfin, elle est vraisemblablement la meilleure représentante des chèvres du rameau méditerranéen, qui a su trouver en Poitou-Charentes les conditions océaniques idéales à son épanouissement.

 

 

 



De manière paradoxale, les chèvres Poitevines ont été jusqu’en 1984 les plus fortes laitières avec 587 litres produits par chèvre et par an, contre 481 et 526 litres respectivement pour les chèvres Alpines et Saanen. Aujourd’hui, le travail de la sélection génétique réalisé depuis les années 60 sur ces deux races leur a permis de passer devant la production annuelle moyenne d’une Poitevine. Ce constat ne favorise donc pas l’adoption de la Poitevine dans certains élevages pour des raisons de rentabilité économique d’autant plus que la Poitevine est tardive comme le montre le tableau ci-dessous.

 

                                                                                         Primipares         Multipares      toutes lactations
Nombre de lactations 131 293 424
Durée en jours 224 260 249
Production laitière en kg 375 611 538
Matière protéique en kg 11.7 18.5 16.4
Taux protéique moyen en g/kg 31.2 30.5 30.7
Matière grasse en kg 14 21.2 19.0
Taux butyreux moyen en g/kg 37.2 35.3 35.9

Source : France Contrôle Laitier, résultats au Contrôle Laitier Officiel 2010

 Résultats collectés avec le soutien financier du PITE Marais Poitevin

 

La production laitière est à regarder en connaissance des conduites de troupeaux et de leur alimentation. L’essentiel des éleveurs de chèvres Poitevines sont des fromagers. En 2009, les études économiques réalisées sur 89 troupeaux fromagers (essentiellement de race Alpine et Saanen), ont révélé une production moyenne de 592 litres lait par chèvre (résultats 2009 exploitations caprines – Institut de l’élevage)


Ceci étant, certains troupeaux de chèvres Poitevines au pâturage atteignent des moyennes de production de l’ordre de 750 kg. La production annuelle pour certaines chèvres dépasse 1000 kg dans plusieurs troupeaux.

 

L’un des plus grands atouts de cette chèvre est sans aucun doute la richesse exceptionnelle de son lait en « extrait sec », c’est à dire la matière azotée servant à faire le fromage. En 1994, des travaux de l’INRA ont montré que la fréquence d’allèles « forts » et « moyens » exprimant la synthèse de caséine αS1 ne dépasse pas 54% chez les deux races communément utilisées en France alors qu’elle est de 85% chez la chèvre Poitevine. De plus, le « variant B », dominant chez la Poitevine, est l’allèle « originel » des ancêtres des chèvres européennes.




Cet élément confirme la primitivité de la race qui serait « la dernière représentante d’un type indigène commun » (Grosclaude et al., 1994). Toujours dans la même étude, les conclusions indiquent que les laits riches en allèles « forts » présentent des taux butyreux et protéiques plus élevés, et de bien meilleurs aptitudes à la coagulation, ce qui améliore la transformation ainsi que les rendements fromagers. Cette caractéristique permet d’obtenir des fromages de qualité organoleptiques qui lui sont toutes particulières.

Source: Du gène au fromage (INRA 1994)


L'Association de Défense et le Développement de la Chèvre Poitevine : A.D.D.C.P.

Une association essentielle pour la sauvegarde de la race et le soutien aux éleveurs !

 

L’ADDCP a un rôle d’accompagnement des éleveurs et de mise à disposition d’outils d’aide pour les éleveurs. Ce plan se décline donc selon 5 axes prioritaires :


  • Gestion du répertoire caprin poitevin
  • Diversification et amélioration génétique
  • Promotion de la race et de ses produits
  • Animation des programmes
  • Certification du lait de chèvres Poitevines

 

COORDONNÉES


A.D.D.C.P.

Animateur : François Vautier

2, Rue du Port Brouillac

79510 COULON

9h00-12h00 13h00-17h00

Tél.: 05.49.76.91.33

Portable: 06.61.36.25.98

addchevrepoitevine@orange.fr

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SCEA ÉLEVAGE DE LA VALLIÈRE

 

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La Vallière

50200 Saint-Malo de la Lande

 

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